Article mis en avant

Le coquelicot qui inspire

Le Coquelicot est une fleur qui inspire dans le milieu de la création.

Chez les créatrices de bijoux fantaisie mais pas seulement …

J’ai d’abord rencontré via Facebook, Virginie (lilietlescarabeeroz.com) et toute sa collection de bijoux en pâte polymère sur le thème du coquelicot. Elle a aussi pris cette fleur comme logo de sa marque. Et sa collection s’étoffe d’année en année … Cela va du bracelet, colliers, boucles d’oreilles, bague et broche.

Elle nous apprend sur sa page https://www.facebook.com/lilietlescarabeerOZ?fref=ts que pour ses 8 ans de mariage, on fête ses noces de coquelicot !

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Sybille  est illustratrice et dessine entre autres de très belles cartes postales. Elle est aussi poétesse et a créée sa carte et un nouveau verbe : « Coquelicoter » http://papillonpapillonnage.bigcartel.com/product/carte-postale-coquelicoter

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Une personne qui m’est proche, « la auteure-compositeure-interprète » Claire de Lune, a crée une chanson « un chant de coquelicots » avec un refrain qu’elle vous fait reprendre avec elle lors de ses concerts très sympathiques et entraînants.

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Pour les bricoleuses et grâce aux infos données par Virginie, vous pouvez vous fabriquer un champ de coquelicot en soie :

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Un tutoriel vous est proposé.

Une amie sculpteur qui avait vu les créations de Virginie à la boutique m’a parlé d’une autre créatrice céramiste qui elle travaille la faïence et qui a une collection de champs de coquelicots décoratifs de différentes couleurs et quelques bijoux (bagues et colliers) ou accessoires (le chouchou).

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Proche de cette artiste, un potier céramiste que j’ai rencontré Lors du Salon « Maison & Objet » de septembre 2014 dans l’espace Craft qui rassemble les « Artisans d’art ».

Lui aussi est très inspiré par le coquelicot qu’il décline en « pièces utilitaires en grès noir ou décoratives en terre sigillée.

Leurs champs de coquelicots de couleur rouge sont très similaires !

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Et vous, vous en connaissez sûrement d’autres qui sont inspirés par le coquelicot ?!

 

Développement durable, surcyclage et commerce équitable

Lors de mes « ballades » dans les salons professionnels je suis tombée sur certains créateurs ou créatrices qui voulaient faire de la création dans le cadre du développement durable. Ils (et elles) ont réussi à créer des belles choses, des produits originaux avec des matériaux de récupération ; je vous parle ici de réalisations dans le domaine du bijou fantaisie ou de l’accessoire.

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La notion de développement durable peut être associée au upcycling ou surcyclage (en français) qui est l’ : « action de récupérer des matériaux ou des produits dont on a plus l’usage afin de les transformer en matériaux ou produits de qualité ou d’utilité supérieure ». Elle participe aussi souvent au commerce équitable ou à une forme d’aide humanitaire.

Un article intéressant sur le sujet :

La « Réserve des Arts » ou l’art de recycler les déchets de la création

 

Un des précurseurs au niveau du travail de la chambre à air est probablement Lamali avec sa collection « Indian Truck ».

Une marque qui affiche faire du commerce équitable depuis 1993, au Népal. Mais je choix diminue nettement donc serait-ce en train de passer de mode ?

On trouve aussi  Bilum  qui récupère des bâches publicitaires géantes, notamment celles des musées d’Orsay et de l’Orangerie. Ils travaillent aussi des airbags, tissus, toiles enduites, voiles de bateau, drapeaux, affiches publicitaires, etc. Le tout pour faire différentes pochettes ou sacs, ou encore des objets de décoration, en séries limitées. Ils font fabriquer par des ateliers qui ont une politique d’insertion sociale.

Dans un autre domaine il y a la marque Le Bandit Manchot. Ce sont 3 femmes associées qui achètent des chûtes de cuir auprès des fournisseurs des grands maroquiniers et qui les utilisent pour faire fabriquer dans le Tarn, des cartes postales en cuir, des accessoires (pochettes, porte-cartes, compagnons, portes-monnaies etc…) et des objets de décoration. Elles affectionnent le cuir brillant et changent de couleur en fonction des saisons. Pour moi, détaillante, le principe est d’avoir mes produits par lot de 5 minimum et avec des couleurs dans des tons donnés mais pas de coloris précis puisque les lots peuvent varier. C’est un peu la surprise !

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Depuis quelques années il y a un engouement pour la Tagua, appelée encore ivoire végétal. C’est le fruit de certains palmiers que l’on trouve principalement en Colombie, Équateur et Pérou.

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Plusieurs marques se sont appropriées cette graine et la transforme afin de créer des bijoux, voir des figurines.

Au touché c’est très doux et c’est aussi très solide comme matière.

Lors de la coloration ce sont des teintures non chimiques qui sont utilisées.

Les marques françaises que je connais travaillent avec des artisans de ces pays, souvent des femmes ce qui leur assure un salaire décent.

Elles sont aussi souvent liées à des associations auxquelles elles reversent une partie de leurs ventes pour la scolarisation d’enfants comme Nodova.

Dans les matières naturelles qui peuvent être récupérées, il y a le bois mort que Kika et sa marque Jolibijouli utilise. Elle s’aide de la pyrogravure et de la peinture pour créer des bijoux aux formes poétiques.

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Le coton biologique tissé vers Lyon, à Charlieux, la marque Létol. Ce sont de très belles étoles en tissu jacquard, de même taille, réversibles avec un certain nombre de modèles mixtes (homme/femme). Elles portent toutes un nom et sont déclinées dans de nombreux coloris. Plein de motifs différents, abstraits, végétaux, graphiques, etc…

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Et puis d’autres encore (la liste est trop longue) se lancent dans des bijoux ou accessoires confectionnés avec des épluchures de fruits, des fils de téléphone, des boutons, des disques vinyles ou pellicules photos (Karteko) , du papier journal etc… L’avenir nous dira si cela se développera dans nos pays gros consommateurs de tout.

 

La tendance aux japonaiseries

Actuellement on peut dire que le japon inspire les créatrices !

Elles ne sont pas du tout d’origine japonaise, certaines sont allées au japon, d’autres pas.

Et ma rencontre avec elles est le fruit du hasard ou plutôt mon goût pour la couleur et l’envie de présenter des produits de différentes matières.

Il y a d’abord Sarah de chez Sarigami, qui est déjà allée au japon et qui se plait à dire qu’elle est « une créatrice passionnée de papier qui en fait des bijoux et des décorations, qui aime aussi se frotter à tout ce qui n’est pas du papier (laine, tissu, carton,). Qui aime surtout les belles choses fabriquées avec passion. ».

Je suis tombée par hasard sur son site qui m’a attirée par ses codes couleurs (à l’époque orange et violet comme les miens).

Elle fabrique de minutieux bijoux en origami (« un art venant du Japon qui consiste à plier des papiers. On peut ainsi obtenir des fleurs, des animaux ou des objets de la vie quotidienne »). Et certains autres bijoux comme des sautoirs, bagues ou bracelets ou même encore des boutons de manchette en papier japonais recouvert de résine.

Elle fabrique aussi de superbes guirlandes sur mesure et a animé en 2012 un atelier dans la boutique.

Ses créations sont réalisées avec du  « papier washi qui est un papier fabriqué artisanalement au Japon, il est plus épais qu’un papier d’impression, avec un côté blanc avec des fibres de mûrier visibles et un côté à motifs colorés ».

sarigami

Ensuite Anne Guézennec qui m’a séduite avec ses lampes en papier japonais collé sur du polyphane (matière plastique auto-collante qui sert aussi pour les abat-jours ou tableaux en soie). 2 tailles de lampes, abat-jour de lampadaire ou plafonnier et appliques.

J’ai déjà fait découvrir ses lampes sous forme d’exposition avant Qu’elles ne viennent embellir ma boutique.

Elle fabrique également des bijoux et accessoires avec du tissu japonais. Toujours colorés avec souvent une impression de doré dans les motifs. Quand je suis passée à l’émission  « Les reines du Shopping »   une des paires de boucles d’oreilles d’Anne avait été appréciée et surnommée par le commentateur : «  Les boucles planète ».

Anne Guézennec

On peut retrouver certains tissus japonais chez d’autres créatrices comme Sof’kipeut, qui fabrique des pochettes, sacs, trousses de toilette. Ou bien Anne la castagne qui se consacre plus à l’univers des enfants avec des accessoires pour cheveux mais aussi des pochettes. Et encore Lili et le scarabée rOZ qui recouvre le tissu japonais de résine pour fabriquer ses bijoux acidulés.

 

Et puis Désirée, qui travaille l’argent et le bronze, a une très belle collection (entre autre) appelée Sakura qui plait bien à la boutique. Elle a apposée une fleur de cerisier japonais sur un cercle. Déclinée en collier, bracelet ou boucles d’oreilles.

Désirée Schmidt

Vivement le mois de mai pour voir refleurir les cerisiers du japon dans nos parcs Parisiens !!!

 

 

 

Ilsadore passe à la TV

Pour la deuxième fois Ilsadore a accueilli une candidate des Reines du Shopping l’émission de M6.

Pendant la diffusion de cette émission enregistrée en novembre 2014, l’équipe de tournage était de nouveau dans les lieux avec une nouvelle candidate.

L’extrait de l’émission qui se déroule dans la boutique :

Pour revoir sur le site de M6 l’intégralité de l’émission des Reines du Shopping diffusée le 11 février 2015 cliquez-ici.

Une précédente candidate était passée l’an dernier, mais nous n’avions pas pris le temps d’isoler la vidéo.

Les photos avec les produits de la boutique : boucles clef de sol / boucle tissu japonais.

 

Matières

J’avais très envie de couleur et de différentes matière pour remplir ma boutique.

Dans le bijou fantaisie tout est permis. Et à l’essor de la bijouterie fantaisie certaines créatrices se sont lâchées et ont utilisé des coupe-ongles, des composants électroniques, des fermetures éclair …

Il en reste certaines qui cultivent l’originalité et d’autres plus classiques

A la boutique, j’essaie de maintenir une diversité de matières et de volumes.

On va retrouver les matières dites cassantes :

- La céramique que Christine Alloing travaille dans un style épuré, géométrique ou floral. Christine a tout un nuancier de couleurs vives.

Ou encore Baïn qui l’associe à d’autres éléments : métal, PVC, ivoire végétal ou Tagua, tissu liberty ou cuir et qui a aussi une large palette de couleurs plus atténuées que celles de Christine.

- Le verre. Du verre de Murano que Nathalie va souffler ou, filer et sculpter pour faire de très délicats bijoux montés sur du laiton. Avec des fleurs, des gouttes, des pastilles, des boules creuses.

- La porcelaine, qui est moins fragile. Plusieurs cuissons et toutes les pièces sont joliment décorées à la main par Natacha avec de la couleur, de l’or ou du platine. Elle crée ses propres motifs et propose des médaillons personnalisables avec lettres et chiffres montés en bracelets ou pendentifs avec du ruban élastique ou du cordon de coton ou encore une chaîne en argent pour les pendentifs. Elle a différentes couleurs de ruban et cordon au choix et la porcelaine est blanche ou noire (brillante et mate). Elle conçoit aussi d’adorables poupées ayant toutes un prénom différent, montées en sautoirs.

Céramique verre et porcelaine

Céramique verre et porcelaine

Des matières naturelles :

- Comme la nacre qu’utilise Albane. Elle dessine ses modèles pour créer des pièces en nacre qu’elle assemble en colliers, bracelets, boucles d’oreilles ou bagues. La nacre est montée sur des pièces plaquées argent 11 microns et des cordons en cuir.

- L’ ivoire végétal ou tagua : une noix qui est la graine d’un fruit de palmier que l’on trouve en Colombie ou en Équateur. Les différentes marques (Nodova, Tagua & Co, A-Typik , Miss Tagua …) basées en France font souvent travailler des coopératives ou artisans du pays producteur de tagua et reversent une partie de leur gains à des associations locales. On obtient des bijoux plus ou moins volumineux, colorés et très doux au touché.

 

- Le cuir : avec Steelage, Caroll et Hervé tressent des liens de cuir façon macramé pour créer des bracelets fermés par une manille, avec ou sans perles en acier en plus. Baïn (nouveautés de l’automne-hivers 2015) a crée des modèles épurés et gracieux.

- Le papier Washi : Sarah créé des bijoux en origami qu’elle recouvre de vernis pour les rendre plus solides. Le papier peut aussi être déposé dans un support et recouvert de résine.

Ivoire végétal, nacre et papier washi

Ivoire végétal, nacre et papier washi

- Les cristaux de swarovski : Cécile les monte de façon astucieuse sur des chaînes façon bronze ancien dont les fermoirs sont aimantés. Très pratique pour mettre facilement son bracelet seule le matin !

- Les perles de verre utilisées par diverses créatrices qui les montent seules ou mélangées à d’autres matières.

 

Des matières synthétiques :

 La résine : Jérémie la colore elle-même et l’associe à du métal souvent sous forme de ressort métalliques.

- La pâte polymère que Virginie utilise avec des effets de kaléidoscope ou plus simplement en forme de coquelicot décliné dans tous les types de bijoux.

 Le Métal :

 Il est associé à d’autres matières, comme la nacre, chez Antonia créations. Elle utilise même des roues crantées ou papillons de mécanique sur certaines bagues ou collier.

Beaucoup d’éléments que l’on nomme apprêts sont en métal avec différentes finitions, comme le vieux bronze, le doré (or ou pas), l’argent.

Des matières qui sont liées à la couture :

 - Les perles de fil : Utilisées par Nadja dans sa collection Bohême

- Le tissu japonais : utilisé par Anne sous forme de cabochons colorés montés sur du laiton ou des supports en métal argenté

Pâte polymère / métal et tissus japonais

Pâte polymère / métal et tissus japonais

 

- La dentelle : utilisée par Nadja dans sa collection « dentelle » de couleur écrue ou noire agrémentée de cristal de Swarovski (nom commercial de ce que l’on appelait avant le Strass).  Ce sont des bijoux très délicats et raffinés.

Et voici un tour d’horizon des créatrices (teur) qui sont présents dans la boutique à travers les matières (liste non exhaustive) qu’elles utilisent dans la fantaisie, hors matières précieuse comme l’argent.

Trucs et astuces pour nettoyer certains produits

Beaucoup de client(e) s pensent que l’argent ne bouge pas.

Faux ! C’est un métal tendre, donc qui va avoir tendance à se déformer, ce qu’on peut voir avec les bagues où l’anneau à tendance à prendre la forme du doigt.

De plus, il s’oxyde, plus ou moins vite suivant les provenances.

Par exemple, les bijoux de mon fournisseur Alégria créations sont très polis et s’oxydent moins.

Ce serait dû au métal contenu dans le 925/1000 ! Car dans le domaine de la bijouterie, ce n’est pas possible d’avoir de l’argent pur qui doit contenir 99 à 100% d’argent, celui-ci étant trop mou. C’est pourquoi on lui ajoute un ou plusieurs autres métaux d’alliage pour le rendre plus dur, du cuivre le plus souvent. Dans le monde, l’argent 1er titre a une teneur de minimum 92,5% d’argent pur. C’est ce que l’on appelle l’argent 925.

Voici une liste non exhaustive de moyens pour nettoyer vos bijoux en argent.

Ils m’ont tous été donnés par les différents créateurs (trices) qui sont passés par la boutique.

Pour nettoyer l’argent

- Pour l’argent brossé, une gomme blanche d’après nos amis du Mans (Rouge Métal). J’ai testé ça marche. Ou même du produit vaisselle avec un peu d’eau, ce qui conviendrait aussi pour l’argent lisse. Ça je n’ai pas testé !

- Désirée Schmidt préconise le dentifrice et la brosse à dents. Mais ce n’est pas pratique à mon goût pour les bijoux avec des reliefs ou des espaces comme l’argent filigrane de chez Swani, et attention s’il y a des pierres.

- Pour l’argent filigrane, là je passe au produit particulier de trempage (produit spécifique Town Talk ). C’est bien pratique quand on a une grosse quantité de bijoux à nettoyer et pour les chaines aussi ! Attention quand même s’il y a des pierres car ça pourrait les décoller. Ne pas utiliser trop souvent et penser à porter des gants.

- Pour dépanner, j’utilise souvent la chamoisine, que je trouve dans les magasins qui vendent aux pros et non pros vers le métro « Arts et métiers » à Paris.

 Pour nettoyer ou fixer la couleur de produits vendus dans la boutique

- Pour fixer les couleurs sur les foulards (teintures artisanales) : au premier lavage, on rajoute du vinaigre blanc dans l’eau froide savonneuse. Je dis cela pour tous les foulards et étoles en soie ou laine.

- Pour enlever une tache sur le cuir pailleté (créations de La Cartablière ) on utilise la gomme blanche. J’ai testé et ça marche !

Pour les 2, cuir lisse ou pailleté, on utilise la terre de Sommières. Elle se trouve chez des cordonniers, en droguerie. On la laisse appliquée sur la tache toute la nuit et le lendemain on l’enlève (conseil de cliente).

Pour le cuir pailleté, surtout ne pas imperméabiliser.

Passer du lait démaquillant ou hydratant pour entretenir la souplesse du cuir.

- Pour nettoyer les pochettes ou sacs en suédine de chez Clocréations  , elle préconise soit à sec, soit brossage à l’aide d’une gomme spéciale suédine. Par contre les pochettes en suédine de chez Alex Doré peuvent être lavées en machine à 30°. Le décor pailleté ne bouge pas (sauf peut-être au bout de plusieurs années et beaucoup de lavages).

- Pour les allergies aux métaux au niveau des oreilles certaines personnes (conseil de clientes) préconisent du vernis à ongles transparent classique à appliquer sur les parties métalliques qui touchent l’oreille. En pharmacie on peut aussi trouver un verni de protection à usage dermatologique. Je n’ai pas testé mais j’ai un flacon de ce verni de disponible à la boutique pour les personnes qui voudraient essayer.

- Pour les pochettes en tissu d’Ythak  : pour enlever une simple tache, frotter avec un peu de savon de Marseille. Pour nettoyer le produit entier, « le faire tremper pas longtemps dans une eau tiède blanchie au savon de Marseille. Ensuite, rincer à grandes eaux puis accrocher au-dessus d’une source de chaleur » Valérie, la créatrice d’Ythak.

Voici des infos pratiques qui j’espère pourrons vous intéresser.

A Bientôt

Isabelle

De L’ergothérapie à la boutique Ilsadore

Quand l’idée germa dans sa tête janvier 2010, Isabelle commença par se renseigner sur la création d’entreprise. D’abord à une réunion d’information à la chambre de commerce (CCIP) . Elle y croise une maman boulonnaise qui s’oriente vers le massage. Puis elle suit 2 modules sur une journée (référence). Son amie d’enfance Florence y assiste car elle s’oriente vers le massage ou plus globalement le bien-être (www.florencegobicchi.com).

Mais ça ne suffit pas pour comprendre ce milieu (l’entrepreneuriat) tellement différent du sien (la fonction publique hospitalière).

Elle monte alors un dossier pour avoir un congé de formation afin de pouvoir entamer une formation dite « longue » de 2 mois.

En parallèle elle commence son étude de marché sur Boulogne-Billancourt avec la création d’un questionnaire, bien aidée par son conjoint.

Et elle découvre les salons de petits créateurs et les salons professionnels.

C’est d’ailleurs magique.  La première fois au salon  Bijorhca (le salon international de la bijouterie précieuse, fantaisie et des montres),  elle en est toute étourdie par tant de beauté et de diversité. Ça la change des salons Autonomic et Gérontexpo  qu’elle pouvait fréquenter en tant qu’ergothérapeute !

Fin d’année 2010 ça y est , la formation dans le 10ème débute.  Les participants ont tous des projets très différents, dans le service ou le commerce. Mais personne dans son domaine.

A l’issue de la formation, c’est la reprise du travail à l’hôpital mais déjà un peu partie vers un autre monde… Avec recherche d’un local à Boulogne-Billancourt.

Un trouvé en mai 2011 avec une signature prévue pour fin octobre. Mais, catastrophe, alors que la société Ilsadore est déjà crée, les stocks en cours approvisionnement, la signature ne se fait pas !

Isabelle est en train de quitter son poste pour une disponibilité de l’APHP. Il faut donc commencer la vente sans local pour commercialiser le stock rentré. Elle organise avant les fêtes de Noël quelques ventes privées chez des amis ou chez Raffi le traiteur italien en bas de chez elle.

C’est dur mais les recherches reprennent. Un autre local est trouvé en janvier mais ça n’aboutit pas non plus. Un contact est néanmoins noué avec Méliassur le courtier en assurance qui occupait le local.

Du coup elle élargie son périmètre de recherche à Paris 15ème et Paris 16ème.

Vous connaissez la suite, c’est dans à Paris 15ème qu’elle se pose.

Signature 15 juin 2012, les travaux et les vacances, pour ouvrir le 7 septembre .

Au début seule la pièce sur la rue est aménagée. L’arrière boutique suit, puis plus tard le sous-sol pour pouvoir accueillir ponctuellement des ateliers, des rencontres ou des expositions.

Un dernier remaniement de l’arrière boutique pour ménager un coin vêtement à l’été 2014 , et voilà la boutique dans sa configuration actuelle. Mais c’est dernière fois que l’on (David ++) fait des travaux dans la boutique !

Mon parcours

Isabelle a toujours été manuelle.

Petite elle décore des boîtes de pastilles contre la toux avec du tissu et un bout de miroir ou confectionne des broches en forme de chapeau avec des capsule en plastique et du tissu. Ensuite elle habille ses poupées avec des vêtements réalisés au crochet, puis plus tard crée des bijoux en macramé, à l’époque des seventies pour elle et ses amies. Enfin elle se lance dans la confection de boucles d’oreilles en pâte fimo quand cette matière arrive sur le marché.

Pas forcément très douée pour la forme, c’est avec l’harmonie des couleurs qu’elle aime jouer.

Mais c’est vers une profession paramédicale qu’elle s’oriente quand il faut se décider l’année du Bac. Elle sera ergothérapeute. L’activité manuelle sera utilisée comme outil thérapeutique.

Sa passion pour les boucles d’oreilles fantaisies se développe d’année en année et elle les « collectionne » de styles très différents. Ses proches lui en offrent aussi. Ainsi elle peut changer tous les jours et les assortir en fonction de la couleur de ses tenues.

Cela va du court au long, du métal au tissu, au verre, aux haricots rouges en amalgame verni et montés sur clip. De la pacotille – quelques francs à l’époque – à des modèles plus chers qu’elle déniche chez des créatrices. Ramenées de voyage, sur les marchés ou en boutique.

En 2005, lors de son départ en congés maternité, ses collègues lui offrent une jolie paire de boucles d’oreilles de la marque Taratata qui vient d’une belle boutique, Bruna. Elle découvre alors un lieu qui lui plait et qui sera le lieu ou elle peut se faire et faire plaisir !

En janvier 2010, un samedi pluvieux elle va chez Bruna pour se faire plaisir car elle n’a pas le moral. Ça ne va pas au travail et elle est en burn-out. Bruna va alors lui donner une idée et comme planter une petite graine dans sa tête : ouvrir une boutique comme la sienne à Boulogne-Billancourt, là où elles habitent toutes les 2.

C’est la naissance d’un projet qui va mûrir pendant presque 18 mois. Il aboutira le 7 septembre 2012 avec l ‘ouverture de la boutique Ilsadore.